vendredi, 19 juillet, 2024
Fête de la musique 2024 : Comment la Côte d’Ivoire et les acteurs culturels ivoiriens préparent la célébration

Pour cette 42ème édition de la fête de la musique, c’est sous les égides des ministères de la Culture et de la Francophonie et de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique que la Côte d’Ivoire célébrera l’événement. Lequel se veut particulier.

 

Evénement annuel célébré partout dans le monde le 21 juin, cette année, c’est le 22 juin 2024 au Palais de la Culture Bernard B. Dadié de Treichville que la Côte d’Ivoire vibrera aux sons, aux rythmes et aux couleurs de la fête de la musique. Une édition 2024 assez particulière pilotée par une structure privée, 6ème Sens Digital Média en partenariat avec le Lili Women Festival. La diversité et la créativité des artistes ivoiriens seront au cœur de cette édition qui mettra en lumière de jeunes talents, célébrera et distinguera les meilleures femmes du secteur. Sans oublier des panels autour de thématiques majeures et d’actualité ainsi que des concerts géants.

 

Joindre l’utile à l’agréable

Avec une estimation de 10 000 personnes attendues au Palais de la Culture Bernard B. Dadié de Treichville le 22 juin 2024 à l’occasion de la célébration ivoirienne de la fête de la musique, les promoteurs de l’événement se donnent pour ambition d’allier l’utile à l’agréable. Ainsi, ont-ils concocté un programme très alléchant dans lequel chaque spectateur se retrouvera. Le tout cela pour contribuer au dynamisme de la diversité et de la créativité des artistes ivoiriens. « Les objectifs visés sont de créer un espace exclusivement dédié à la musique, d’offrir un espace d’expression du talent ivoirien et africain, de révéler le potentiel du secteur de la musique pour la jeunesse africaine, de mettre en évidence le professionnalisme des acteurs de l’industrie musicale en Côte d’Ivoire et en Afrique et enfin, de mettre en lumière les progrès technologiques  liés à l’industrie musicale en Afrique », a justifié David Da Sylva, commissaire général de la célébration le jeudi 06 juin 2024 à l’occasion d’une conférence de presse à Abidjan.

Entièrement gratuit, la célébration s’articulera autour de quatre grands axes marqués par des panels, des distinctions, des ambiances DJ et un concert géant. « La Côte d’Ivoire, plaque tournante de la musique africaine, voire mondiale, doit prendre toute sa place dans cette célébration. C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser le 22 juin 2024, au Palais de la culture Bernard B. Dadié de Treichville, notre première édition, afin de permettre au public ivoirien de renouer avec le caractère populaire et qualitatif de cette célébration qui, depuis quelques années, a perdu de son engouement », a argué Tatiana Agbo, DGA de la structure organisatrice.

 

Une tribune de promotion de jeunes talents et de distinction des femmes qui marquent

Tribune par essence dédiée aux artistes débutants, cette édition 2024 de la célébration de la fête de la musique en Côte d’Ivoire offrira une grande scène aux jeunes artistes pour mieux les promouvoir et leur donner une chance de se faire repérer par des promoteurs, des producteurs, des tourneurs et des mécènes. Ainsi, ceux-ci auront droit à la scène découverte. Une scène qui va s’ouvrir en début de journée pour se refermer dans la soirée avec la présentation de plusieurs artistes en herbe. Autre pan important des festivités, ce sera la distinction des meilleures actrices de l’industrie créatrice et musicale du pays. De fait, couplée au Lili Women Festival, la célébration décernera des distinctions et récompenses aux femmes inspirantes du secteur culturel. A en croire Shayden qui tient les rênes du festival, ce sont une dizaine de femmes qui recevront ces distinctions. Aussi, a-te-elle précisé que la productrice de Kérozen, Emma Dobré recevra un prix spécial pour son parcours inspirant et exceptionnel.

 

Les problématiques de l’apport du digital dans l’industrie musicale, des droits d’auteur et de la santé mentale des artistes au cœur des débats

Trois panels animés par des acteurs de l’industrie musicale meubleront cette première édition de la fête de la musique. Après la cérémonie officielle d’ouverture qui se déroulera à la salle Christian Lattier du Palais de la culture Bernard B. Dadié de Treichville en présence de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, qui prononcera à cette occasion un discours inaugural sur la place de la musique ivoirienne dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, place sera faite à des réflexions sur les Industries culturelles et créatives (ICC). Ainsi, des thématiques portant sur ‘’La production artistique et ses débouchés’’, ‘’La protection des droits d’auteurs et droits d’image’’ ainsi que la ‘’Synergie créative : L’ère du numérique et de la convergence entre musique et audiovisuel’’, seront débattues entre acteurs culturels, maisons de productions installées en Côte d’Ivoire, des artistes et du public. La santé mentale des artistes sera également au cœur des débats. Après quoi, place sera entièrement faite aux prestations artistiques marquées par des concerts live et play-back avec des artistes de renom jusqu’au petit matin avec un giga feu d’artifice. Non sans oublier une ambiance DJ, le tout sur l’esplanade du Palais de la culture Bernard B. Dadié.

L’histoire de la fête de la musique

Créée en 1982 en France sur une initiative de Maurice Fleuret, anciennement directeur de la musique et de la danse en France et sur proposition de l’ancien ministre de la culture française, Jacques Lang, la fête de la musique est depuis lors célébrée annuellement tous les 21 juin partout dans le monde. Son objectif étant de rendre plus accessible et gratuite la musique, cette fête apparait comme une occasion unique pour les musiciens de se faire connaitre, de rencontrer de nouveaux publics et de partager leur amour de la musique avec les autres. En Côte d’Ivoire, la célébration de la fête de la musique a connu trois grandes phases. Une première phase où elle était célébrée dans un espace public au Plateau de concert avec le ministère de la Culture et de la Francophonie et le District d’Abidjan, une seconde phase où l’alors ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman a impliqué les collectivités territoriales pour sa démocratisation pour offrir le maximum de scènes aux artistes débutants et une autre phase où la célébration a quasiment disparu.

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