vendredi, 19 juillet, 2024
Frédérique Saint-Jean : « La littérature québécoise est très diversifiée »

Présente à Abidjan avec une forte délégation d’auteurs et d’ouvrages québécois et franco-canadiens dans le cadre de la 14ème édition du Salon international du livre d’Abidjan (SILA) qui s’est tenue du 14 au 18 mai 2024 au Parc des expositions d’Abidjan, Frédérique Saint-Jean nous évoque le dynamisme des littératures québécoises et franco-canadiennes  et propose des solutions pour une meilleure promotion de la littérature ivoirienne.

 

Cela fait quelques années qu’on constate une présence massive d’éditeurs et écrivains Québécois au Salon international du livre d’Abidjan (SILA). Que représente véritablement ce salon pour vous ?

Québec Editions représente 112 maisons d’édition québécoise et franco-canadiennes et donc depuis plusieurs années, nous participons au SILA pour faire découvrir et partager les littératures québécoises et franco-canadiennes.

 

Pourquoi est-il si important pour vous de faire découvrir à un pays africain comme la Côte d’Ivoire les littératures québécoises et franco-canadiennes ?

D’ailleurs, ce n’est pas seulement à la Côte d’Ivoire que nous faisons découvrir nos littératures mais à l’ensemble des pays francophones étant donné que nous partageons ensemble l’espace de la francophonie. C’est aussi pour nous notre façon d’élargir nos liens avec la francophonie.

 

Généralement, quels sont vos véritables rapports avec les autres pays de la francophonie ?

Nos relations sont très bonnes. Notre ambition est d’avoir toujours des partenaires locaux et des collaborations locales. Et sur la question, nous nous réjouissons de l’excellence des échanges et surtout des bons liens qui se tissent. Nos ouvrages sont présents dans les différentes librairies de ces pays. Ce qui fait qu’au final, les gens nous connaissent de plus en plus.

 

Que renferme la littérature québécoise ou du moins quelle est sa particularité ?

La littérature québécoise est très diversifiée. D’ailleurs, pour ce SILA nous sommes venus avec plus de 90 ouvrages de recueils de poésie. A côté, nous avons des essais, des romans et aussi des maisons d’édition jeunesse qui sont très dynamiques.

 

Qu’est-ce qui selon vous est à l’ origine du dynamisme de la littérature québécoise ?

Nous avons toujours nous démarquer de ce qui se fait par la France et montrer à tous que nous avons notre place. Nos maisons d’édition sont souvent dirigées par des personnes qui sont beaucoup plus jeunes et surtout d’une autre génération qui a envie de faire autrement. Ce qui fait que les gens sont au rendez-vous, la lecture est présente et au finish les gens sont attachées à la littérature québécoise.

 

Et si on voulait des noms sur certains auteurs et écrivains québécois connus… ?

Par exemple, la grande communauté ivoirienne qui a travaillé avec nous connait bien la maison d’édition René Saint-Eloi. Blaise N’Dala est aussi bien connu de plusieurs en Afrique. Il y a aussi de grands écrivains québécois qui sont moins connus ici comme Yvon Rivart qui est un écrivain essayiste absolument formidable qu’il faut découvrir.

 

Après plusieurs participations au SILA, connaissez-vous désormais de grands auteurs et écrivains ivoiriens ?

Evidemment ! Je travaille beaucoup avec des écrivains ivoiriens comme Placide Konan et Serges Agnessan que je connais depuis le Québec. Il y a aussi Jean-Fernand Bédia aussi que j’aime bien et avec qui je collabore sur différents projets.

 

De plus grandes collaborations avec des auteurs et écrivains ivoiriens sont-elles prévues ?

Déjà, il y a la maison d’édition Mémoire d’encrier qui en août va sortir le prochain ouvrage de l’écrivaine ivoirienne Véronique Tadjau au Québec. Véronique Tadjau a en effet soumis un très beau manuscrit à Mémoire d’encrier.

 

Qu’est-ce qui selon vous manque à la littérature ivoirienne pour être mieux promue ?

Il faut un professionnalisme à la littérature ivoirienne pour être mieux promue. Il faut surtout que tout le maillon de l’édition travaille à fond sur l’ouvrage avant de le sortir. Il faut notamment un travail d’édition, une réécriture, une relecture et surtout professionnaliser le métier.

 

Pour cette participation au SILA 14, quelles ont été vos attentes ?

L’objectif en venant ici était de rencontrer des gens de différents milieux pour anticiper sur qu’on peut faire ensemble sur le long terme.

 

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