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jeudi, mai 19, 2022
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Fadilatou Damala (Fondatrice de Fadi Wax) : A la tête d’un empire textile à 37 ans !

A 37 ans, Fadilatou Damala est à la tête d’un grand empire textile qui s’est donné pour ambition de conquérir toute l’Afrique pour montrer une autre façon de porter autrement le pagne Wax. Comptable de formation, cette créatrice en textile dont les créations sont déjà présentes dans neuf (09) pays d’Afrique se lance sur les traces des Nana Benz.

De la comptabilité à la mode

Rien ne prédestinait Fadilatou Damala à la mode, elle dont les parents avaient rêvé d’un grand avenir dans les finances et la comptabilité. Son père et sa mère comme elle le souligne elle-même voulaient voir leur fille à la tête d’un important cabinet comptable. C’est pourquoi, ils investissent dans sa formation en France où elle obtient un DUT et une licence en comptabilité. De retour au pays en 2011, tout ce grand rêve va basculer et finalement ‘’Fadi’’ suivra sa voix, celle de sa passion pour la mode et le textile. Mais bien avant, elle travaille pendant quelques années dans l’entreprise de son père avant d’opter pour l’entreprenariat. « Mes parents ne voulaient pas que je me lance dans le commerce mais plutôt que je travaille dans une entreprise, un cabinet comptable par exemple. Ce que j’ai essayé pendant un an dans la société de mon père », confie-t-elle.

La mode faisant partie de l’héritage familial, elle se lance après avoir raccroché avec l’entreprise de son père dans le prêt à porter. Là encore, elle découvre que la vente de vêtements prêt à porter de grandes marques françaises est loin d’être ce qu’elle veut. Une fois encore, elle va abandonner. « Je viens d’une famille commerçante où le textile est une histoire d’amour. Depuis toute petite, j’allais pendant les vacances dans la boutique de ma mère. J’ai toujours baigné dans l’univers du textile, c’était donc une évidence pour moi d’y continuer. Je suis de la 3ème génération. Finalement, la passion pour le textile étant plus forte, je me suis lancée premièrement dans une boutique de prêt à porter où je revendais des marques françaises mais ce n’était pas encore ce que je voulais. J’ai donc tenté l’aventure. L’idée m’est venue de me lancer dans le Wax », justifie celle qui se voit sur les traces des Nana Benz qui ont fait fortune dans le Wax.

Sur les traces des Nana Benz et naissance d’un grand empire textile

Après un premier abandon dans le prêt à porter, Fadilatou qui s’était quelque brouillée avec ses parents après avoir refusé de continuer dans la comptabilité était désormais dos au mur. Elle se devait de ne plus échouer. Ainsi, après avoir surmonté la résistance de ses parents, elle se lance à fond dans la mode. Avec pour ambition d’être une riche femme d’affaires à la dimension des Nana Benz qui ont fait fortune dans le Wax. D’ailleurs, elle choisit de se lancer dans leur crédo de réussite. A savoir le Wax. Sauf que consciente que ce secteur est déjà très miné, elle décide de faire son Wax autrement.

Pour se démarquer et être unique sur son secteur, Fadilatou opte pour une marque de textile tirant son originalité dans la valorisation de motifs ayant existé depuis plusieurs décennies. La soie, le stretch, l’élastique, le coton raffiné sont ses matières premières. «  C’est une marque de textile déposée dont l’ambition première a été de valoriser les motifs africains dans de nouvelles matières, des matières fluides telles que la soie, le strech, l’élastique, le coton et le raffiné. Notre objectif étant de lancer le Wax autrement tout en valorisant les motifs africains dans d’autres matières », relève-t-elle.En neuf (09) ans d’activité, sa marque de textile ‘’Fadi Wax’’ est devenue une référence dans les matières de l’Afrique et donne ainsi accès aux créateurs de s’exprimer. Son rêve est désormais d’imposer le prêt à porter africain comme le « must have » dans le monde entier. Mais cette réussite n’a pas été sans difficulté.

A la conquête de l’Afrique et du monde entier

Représentée aujourd’hui dans neuf (09) pays africains pays à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigéria, le Ghana, le Gabon, le Burkina Faso, le Mali, celle qui a inauguré le samedi dernier sa nouvelle galerie en Zone 4 était à deux doigts de tourner la page de cette aventure quand le boom arriva. « J’ai fait ma première collection en 2013 qui a mis deux ans à s’écouler. C’est quand je voulais abandonner que j’ai eu un boom. C’est pourquoi je déconseille le découragement à tous les entrepreneurs. Il ne faut jamais baisser les bras parce que ma marque a pris quand je voulais vraiment abandonner. J’avais pris la décision de ne plus faire de commande et de ne plus me lancer dans le textile parce que j’étais découragée et au moment où je ne m’y attendais pas, c’est là où j’ai commencé à avoir de grosses commandes dans toute l’Afrique », conseille-t-elle non sans préciser l’importance d’innover. « C’est important d’innover, la soie existe mais il faut chercher de nouvelles matières pour faire rêver et faire voyager les clients »,témoigne-t-elle.

Après donc avoir réussi à conquérir neuf capitales africaines et installé quatre boutiques à Abidjan, Fadilatou Damala ambitionne de s’installer sur les champs Elysée en France. Pour y arriver, compte-t-elle sur sa nouvelle collection de luxe lancée le samedi dernier.  Une collection qui innove dans de nouvelles matières italiennes de qualité supérieure (crêpe italien, stretch italien et la mousseline crêpe). Matière avec une fluidité incontestable, doux au toucher,  un mélange de couleur qui épouse toute sorte de teinte. Cette gamme de luxe a été travaillée avec des motifs purement africains, qui est un mélange de motifs indigo de la Guinée, Mali, bogolan du Sénégal, dans du textile Wax comme le motif ‘’Bobodouman’’ qui rappellle la fécondité et ‘’Mon mari est capable’’.

Regard sur la mode ivoirienne

Entretenant de très bons rapports avec les créateurs du continent, la créatrice en textile a mis à la disposition des créateurs de mode sa galerie ‘’African dressing by Fadi Wax’’ sise en Zone 4. Dans ce grand showroom, les créations de plusieurs stylistes africains y sont vendues. Et pour elle, les créateurs ivoiriens très créatifs. « En Côte d’Ivoire, le niveau de la mode est très bien élevé avec de très bons créateurs qui sont de plus en plus de jeunes. Abidjan est un grand carrefour de mode », dit-elle non sans relever qu’elle portera fièrement les créations africaines dans de luxueuses galeries françaises. « Mon ambition, c’est d’être incontournable dans le monde entier à l’instar des grandes galeries européennes et américaines. Je vise très prochainement les champs Elysée », brandit-elle fièrement.   

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