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jeudi, mai 19, 2022
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Guy Armand (Artiste-chanteur) révèle : « Oui, j’ai une femme ! »

« Je n’ai pas de mec dans ma vie »

« Dire que le couper-décaler est mort avec le décès de DJ Arafat, c’est minimiser le travail des autres »

« Il manque dans nos relations, la sincérité et la vérité »

Plus connu comme choriste, Guy Armand vient de se lancer dans une nouvelle carrière d’artiste-chanteur avec la sortie de son premier single ‘’Double face’’. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il se confie et dévoile ses grandes ambitions.

Hier choriste, Guy Armand est aujourd’hui un artiste-chanteur. Vous êtes donc passé de l’ombre à la lumière ?

De l’ombre à lumière ? Oui, ça peut se dire si on considère que durant tout ce temps, j’étais dans l’antichambre. Mais-là, j’ai décidé de passer à une autre étape de ma carrière.

Est-il opportun pour un choriste de venir au-devant de la scène ?

Non, pas forcément. Cependant, tout est une question de vision et de ce qu’on se donne comme objectif. Sinon, il y a des choristes qui se sentent bien dans ce qu’ils font comme métier. Dans mon cas personnel, j’estime que c’est un cheminement normal qu’il fallait. Pour dire qu’à un moment donné, il fallait que je passe devant. Et c’est dans cette ambition que je suis en ce moment.

Comment te perçoivent tes anciens amis choristes après que vous avez décidé de vous lancer dans une carrière d’artiste-chanteur ?

Je suis un exemple pour les autres vu que j’apporte toujours mon expérience et mon expertise au showbiz ivoirien. C’est donc avec beaucoup de fierté qu’ils regardent le cheminement de leur confrère qui se fraie un chemin en tant qu’artiste-chanteur.

Vous pensez vraiment avoir tous les atouts pour être un bon artiste-chanteur ?

En musique, comme je le dis le plus souvent, on ne finit jamais d’apprendre. Du coup, on ne peut jamais avoir les atouts à 100% mais je pense qu’humblement avoir acquis un minimum d’expérience qui puisse me permettre de me prévaloir d’être un bon artiste-chanteur.

Lorsque vous étiez choriste, vous n’hésitiez pas à critiquer et à dénoncer le manque de professionnalisme de certains artistes que vous présentiez comme de petits chanteurs. Depuis l’entame de votre nouvelle carrière, quel regard ceux que critiquiez hier portent sur vous aujourd’hui 

J’en suis conscient. Je sais que les gens m’attendent pour les avoir critiqués ou donné mon point de vue sur certains modes de fonctionnement. Je sais que les gens se demandent si je vais apporter mieux qu’eux ou faire pire qu’eux. Cela dit, je suis préparé à toutes ces attentes et questionnements.

A propos, quel est votre avis sur votre première œuvre ?

Etant donné que je ne peux pas donner dans l’autosatisfaction, je préfère laisser le soin aux autres de porter leurs jugements sur ce premier single. Toutefois, je puis dire que je suis assez satisfait du comportement de cette première. Nous avons travaillé de façon très sérieuse. Comme vous le savez, ce premier single ‘’Double face’’ est un éveil de conscience. Nous avons remarqué qu’il manque dans nos relations, la sincérité et la vérité. C’est ce que nous dénonçons dans cette œuvre enregistrée au studio Zion du grand-frère Naftaly et arrangée par Rodrigue N’Guessan.

Ne trouvez-vous pas que ‘’Double face’’ est un titre assez évocateur ?

Effectivement, il est assez évocateur parce que justement de plus en plus on a affaire à des ‘’double face’’, des personnes qui semblent être nos amis, nos confidents alors qu’en réalité, elles se révèlent être nos véritables sorciers

Ne serait-ce pas de votre ‘’double face’’ dont vous tentez d’expliquer sur cette œuvre ?

Bien sûr que ça pourrait être moi. Mais, on a tous eu à un moment donné de la vie affaire à des doubles faces. Il est donc clair que tout un chacun de nous et moi-même y compris est vu ainsi par les autres.

C’est donc la retranscription de votre histoire que vous faites à travers ce titre ?

Il y a forcément un vécu qui est retranscrit, c’est clair. On ne parle pas forcément de soi dans une chanson mais ce sont des situations dans lesquelles chacun se retrouve. D’où notre dénonciation pour que les choses changent.

Même si vous n’osez pas le dire, certains vous voient comme une personne double face, c’est-à-dire un homme d’apparence mais une femme dans l’âme…

On ne peut pas empêcher quelqu’un de penser ce qu’il veut de l’autre. Je me dis que c’est en fonction de ce qu’ils voient qu’ils pensent ainsi mais qu’ils savent que je n’ai pas payé mon physique. Du coup, je préfère laisser les gens à leurs interprétations. Le plus important pour moi, c’est ce qu’on donne comme message au travers de notre musique. Le reste, n’a aucune importance pour moi et est relégué au rang de détails inutiles.

Avez-vous un mec dans votre vie ?

Non, je n’ai pas de mec dans ma vie (Rire).

Et une meuf ?

Oui, j’ai une femme mais souffrez que je n’en dise pas plus.

Vous êtes sans ignorez qu’on vous colle des relations amoureuses avec certains footballeurs de qui vous êtes très proche….

Est-ce parce que je suis proche de quelqu’un, cela suffit à conclure que nous avons une liaison amoureuse ? Gervinho par exemple et d’autres grands frères footballeurs sont des ainés qui apprécient ce que je fais et qui ne manquent pas d’occasion de me témoigner leurs soutiens. Et c’est ce qu’il faut retenir. C’est vraiment triste qu’on puisse leur attribuer ce genre de choses juste parce que ces personnes se tiennent à mes côtés. Je trouve que c’est vraiment déplorable, cette façon de voir.

Quelle a été votre apport ou contribution à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, le 17 mai dernier ?

A cette date, j’étais en voyage. Je pense que c’est une journée comme toute autre. Je n’ai donc pas eu de participation ou contribution particulière à cet effet.

Quel est votre avis sur le mariage pour tous ?

Je pense que chacun est libre de faire ce dont il a envie.

Dans quel style musical vous classez-vous ?

C’est la variété dans toute son essence et dans toutes ses composantes. Cela dit, je ne veux pas me limiter seulement qu’à un genre. Je pense avoir les capacités de pouvoir explorer plusieurs styles et c’est ce qui sera démontré au fur et à mesure dans les titres que nous allons proposer aux mélomanes.

Le fait d’avoir côtoyé des artistes de divers styles musicaux à l’instar de Debordo Leekunfa, Meiway, Serge Beynaud et bien d’autres ne vous a-t-il pas influencé dans votre orientation musicale ?

On est forcément influencé à un moment par la musique qu’on écoute et surtout par la musique qu’on pratique. Et c’est justement la somme de toutes ces influences qui donne le choix idéal.

Pour vous qui aviez accompagné plusieurs artistes du couper-décaler, comment jugez-vous aujourd’hui l’évolution de ce style musical ?

Le couper-décaler a, près d’une vingtaine d’années durant, été le fer de lance de la musique ivoirienne. Cette musique a produit de très bons artistes en l’occurrence DJ Arafat, Serge Beynaud, Debordo Leekunfa et bien d’autres qui ont vraiment tenu le mouvement. Aujourd’hui, nous avons une relève assurée par des artistes comme Ariel Sheney et bien d’autres qui continuent de faire vivre le mouvement. Etant donné donc qu’ils sont de véritables représentants de la musique ivoirienne, ils ont besoin de nos encouragements et soutiens.

Etes-vous d’avis avec ceux qui affirment que le couper-décaler est mort avec le décès de DJ Arafat ?

Je ne le pense pas. Dire que le couper-décaler est mort avec le décès de DJ Arafat, c’est minimiser le travail des autres.

Qui voyez-vous comme prochain roi du couper-décaler après DJ Arafat ?

Je vois tous ceux qui sont là en ce moment. Le mouvement est porté par tout le monde et non par une seule personne. Je n’ai vraiment pas de préférence particulière pour quelqu’un. Ils sont tous autant bons les uns que les autres.

Quelle est votre vision de la musique ivoirienne en venant au-devant de la scène ?

C’est vraiment de relever le défi des grands devanciers comme Bailly Spinto, Chantal Taïba, Monique Séka. Je m’inscris dans la vision de ces devanciers et ma vision c’est d’exporter la musique ivoirienne au-delà de nos frontières et de nous faire davantage connaitre. Après donc ce premier single, je réserve un maximum de surprises aux mélomanes ivoiriens. Ils découvriront et apprécieront l’immensité de mon talent.

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