jeudi, 18 avril, 2024
Elodie Bonimbo (Miss N’Zassa 2023) : « Celui qui n’a pas l’argent, ce n’est pas la peine de venir me fatiguer »

Titulaire d’un BTS Gestion commerciale, l’ivoiro-congolaise Elodie Bonimbo a été sacrée Miss N’Zassa Afrique 2023 le 15 décembre 2023 au Palais de la Culture Bernard B. Dadié d’Abidjan-Treichville lors de la 9ème édition du concours. Dans cet entretien accordé à L’Avenir, elle livre son pronostic sur le prochain match des Eléphants, se prononce sur les choix de l’entraineur Jean-Louis Gasset non sans ouvrir un pan de son jardin secret. 

 

Interview

Mannequin professionnel, actrice de cinéma, gérante d’une boutique de mode, pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans le concours Miss N’Zassa l’étoile d’Afrique ?

J’ai été séduite par les critères et les missions du concours dont le principal objectif reste la valorisation des cultures africaines à travers les langues maternelles.

 

Arrivez-vous à vous exprimer convenablement dans votre langue maternelle ?

Bien sûr, toutefois je m’exprime beaucoup mieux en Koulango parce que j’ai grandi aux côtés de ma mère. Nous étions à Bondoukou où j’ai fait mes études secondaires. Ce n’est qu’après le Bac que je suis rentrée sur Abidjan.

 

Vous êtes aussi congolaise, n’est-ce pas ?

Effectivement, ma grande mère paternelle est congolaise de Kinshasa. Même si je ne suis jamais allée au Congo, je garde tout de même une proximité avec mes parents.

 

Entre les Eléphants de Côte d’Ivoire et les Simbas du Congo, pour laquelle des deux équipes votre cœur bat le plus ?

Je suis tout simplement derrière mes deux pays, la Côte d’Ivoire et le Congo.

 

Les Eléphants sont très mal entrés dans la CAN en se faisant battre par les Super Eagles du Nigéria. Croyez-vous aux chances de qualification au second tour de nos pachydermes ?

Bien sûr que je crois en nos chances de qualification. Nous avons bien démarré le tournoi avec notre victoire en match d’ouverture contre la Guinée-Bissau (2-0). C’est vrai que nous avons perdu notre second match contre le Nigéria mais nos joueurs se sont beaucoup donnés. N’eût été ce penalty, les nigérians ne nous auraient pas gagné. Pour moi, contre la Guinée Equatoriale le lundi, nous les battrons 2-0.

 

Quels conseils donneriez-vous à Jean-Louis Gasset, l’entraineur des Eléphants pour battre par ce score l’équipe de la Guinée Equatoriale ?

Jean-Louis Gasset doit revoir sa manière de fonctionner. Lors du match contre le Nigeria, on a vu par exemple des joueurs qui n’étaient pas à leurs places. Très sincèrement, je pense que le choix des joueurs a été problématique, la sélection ayant été mal faite. J’espère aussi que Haller et Adingra qui sont blessés vont se rétablir d’ici là pour jouer contre la Guinée Equatoriale parce qu’on a vraiment besoin d’eux dans la sélection.

 

Qui sont selon vous ces éléments clés qu’il faut dans la sélection pour battre la Guinée Equatoriale ?

Bien sûr Haller et Adingra.

 

Les footballeurs adorent les belles femmes notamment les Miss. Avez-vous déjà eu des contacts ?

Non, pas encore.

 

Attendez-vous vraiment des contacts dans ce sens ?

Oui, pourquoi pas ?

 

Quel est le joueur qui vous fait kiffer ?

Je kiffe Kessié. J’aime son jeu. Côté physique, je kiffe Haller. Je serais ravie de le rencontrer vu que je suis l’une de ses grandes fans.

 

Etes-vous le genre de femme à pouvoir draguer un homme qui vous plait ?

Je suis quelqu’un qui ne sait pas manifester ses émotions. Je ne peux pas draguer un homme qui me fait de l’effet parce que je suis beaucoup réservée. Toutefois, s’il m’arrivait de flasher pour quelqu’un, je vais plutôt utiliser d’autres méthodes pour le lui faire savoir en l’amenant vers moi. Mais si malgré tout ce que je mettrai en place comme stratégie pour l’attirer vers moi, il ne se manifeste pas, c’est qu’il n’est pas fait pour moi. Sinon, je n’ai jamais dragué un homme.

 

Etes-vous un cœur à prendre ?

Je n’ai personne dans la vie. Je suis un cœur à prendre.

 

Mais pourquoi la plupart du temps, les Miss n’ont jamais personne dans leur vie ?

(Rire). Je pense que ne pas avoir un homme dans sa vie fait partie des critères du concours.

 

Pour vous comment doit se définir une Miss ?

Une Miss est pour moi une femme qui est d’abord physiquement belle, qui est intelligente, et incarne des valeurs et a du charisme.

 

Une Miss est-elle utile ou indispensable à la société ?

Bien sûr ! Une société sans Miss n’est pour pas une société équilibrée. (Elle se met à rire).

 

Que répondez-vous quand certains estiment que les Miss sont justes là pour les personnalités et les personnes friquées ?

Ce n’est pas vrai. Dans mon cas, le concours Miss N’Zassa a pour mission de valoriser les cultures africaines.

 

Comment se définit pour vous l’homme idéal ?

Un homme qui se fait remarquer par sa capacité de réflexion, intelligent, mature et surtout posé financièrement.

 

L’argent est donc si important pour vous en amour ?

L’argent joue un grand rôle pour moi dans toute relation.

 

Accepteriez-vous de vous mettre en couple avec un homme qui n’a pas les moyens ?

Celui qui n’a pas l’argent, ce n’est pas la peine de venir me fatiguer. En tout cas l’argent reste pour moi un critère déterminant.

 

Quel est votre engagement sociétal au cours de votre mandat ?

Je vais me concentrer sur l’octobre rose. L’éducation à la cancérologie du sein doit être primordiale. De nombreuses sœurs n’ont malheureusement pas cette éducation, ce qui fait que nous enregistrons plusieurs victimes de cancer du sein. Nous devons donc tous nous impliquer davantage afin de mettre fin à ce tueur. Tout le long donc de mon mandat, j’irai partout dans les villages, les villes, les campements pour contribuer à la sensibilisation contre ce fléau.

 

Mannequin, actrice, pourquoi cet univers vous fascine tant ?

Tout est venu de mon enfance. J’ai été Miss Djekanou en 2008 où je vivais. C’était même mon père qui m’avait inscrite au concours. Il prenait tellement à cœur cela qu’il souhaitait que je continue dans ce domaine. Malheureusement, il est parti très tôt en 2012 et n’a pas pu voir sa fille devenir aujourd’hui Miss N’Zassa. Quand je suis donc arrivée à Abidjan en 2020, je me suis lancée à fond dans ce domaine qui me passionne tant. J’ai aussi voulu être journaliste. J’ai eu la chance d’avoir intégré une agence de mannequinat dans laquelle il y avait en plus une formation d’actrice. J’ai été retenue comme actrice à l’issue de mon premier casting qui s’est malheureusement mal passé toutefois j’ai eu plus tard de bons rôles dans certains films qui ne sont pas encore sortis.

 

Le droit de cuissage, avez-vous déjà une expérience dans ce sens ?

Non ! Dans ce milieu, il faut éviter de montrer aux gens qu’on peut être par exemple une proie facile ou faible d’esprit.

 

Quel est votre acteur préféré ?

J’aime Marie-Paule Adjé. Je la suis depuis longtemps. Elle représente à mes yeux le modèle parfait de femme battante. Elle a commencé par un concours de beauté, Miss Districts avant de se lancer dans l’entreprenariat. Elle a sa marque et elle est aussi actrice de cinéma.

 

N’est-ce pas parce qu’elle a créé la connexion entre Konnie Touré et son mari que vous l’aimez tant ?

Non, je l’aimais bien avant qu’on entende cette histoire. Je l’ai remarquée d’abord pour sa grande beauté et sa petite taille. A un moment de ma vie, j’étais complexée de ne pas avoir 1,75m et quand j’ai appris que Marie-Paule Adjé a à peu près la même taille que moi et qu’elle a pu être tout ce qu’elle est aujourd’hui, j’ai repris confiance en moi. Elle s’assume très bien et peu de personnes savent qu’elle n’est pas si grande. Je l’aime aussi pour son courage.

 

En dehors de votre taille que vous ne semblez pas trop apprécier, quels sont vos autres défauts ?

(Elle se met à chercher). En dehors de ma taille, on me trouve souvent nonchalante mais je ne suis trop d’avis avec. Je m’attache aussi beaucoup trop. En termes de qualité, j’arrive à surmonter beaucoup de choses. Quand je me fixe un objectif, je me donne tous les moyens pour l’atteindre, un peu comme une super héroïne.

 

Aïcha Touré

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