mardi, 28 mai, 2024
Licenciée abusivement par l’administrateur provisoire de Lydia Ludic CI : Mme Ouattara Man-Kadié appelle à la justice

L’atmosphère, l’ambiance et l’environnement a Lydia Ludic Côte d’Ivoire, entreprise spécialisée dans les jeux et loisirs, sont plombées depuis sa mise sous administration provisoire. Entre suspicions, renvois jugés abusifs, des nominations ne répondant pas aux principes de l’entreprise et retard dans le paiement des salaires, les employés de cette succursale du Groupe Pefaco ne savent plus à quel saint se vouer et appellent au rétablissement rapide de cette situation. C’est le cas de Mme Ouattara Man-Kadié, anciennement responsable des ressources humaines qui dit avoir été licenciée de façon abusive.

 

Elle croyait si bien faire en aidant dans sa tâche quotidienne George Yao Yao, administrateur provisoire de Lydia Ludic à réussir sa mission. Que non ! Les recommandations et les orientations que la responsable des ressources humaines conseillait à son nouveau Boss ont fini par lui porter préjudice. Finalement, celle qui totalisait plus d’une dizaine d’années au sein de l’entreprise a été licenciée sans préavis avec à la clé une formelle interdiction à avoir accès aux locaux de la structure. « L’administration provisoire qui devait aider l’entreprise à aller de l’avant a plutôt créé un déchirement et une réelle fracture », se déplore-t-elle soulignant qu’elle a toujours travaillé en étroite collaboration avec son patron. « J’ai toujours travaillé en étroite collaboration sous la hiérarchie de mon patron qui est l’administrateur provisoire », confie-t-elle non sans révéler que son malheur est venu du fait qu’elle a attiré l’attention de son supérieur sur une nomination qu’il a faite et qui ne serait pas conforme aux normes de bonne gestion.

« J’ai vu certaines incohérences et certains dysfonctionnements dont j’ai jugé utile d’en faire cas à mon patron puisqu’étant sa collaboratrice proche. De fait, je lui ai dit pour l’expert-comptable qu’il est dans le cadre du principe de séparation des tâches, il ne devrait pas faire du directeur financier, un directeur qui cumule à la fois son poste de directeur financier et le poste de directeur des opérations en charge des recettes. Toute chose qui pourrait faire croire qu’il laisse ainsi la possibilité de récupérer les recettes et inscrire les chiffres qu’ils souhaitent dans les livres comptable de la société sans aucun contrôle. Ce fait en plus de mettre de pouvoir mettre en péril le bon fonctionnement de la société allait attirer l’attention de la LONACI, la structure de tutelle et le tribunal de commerce qui ont donné leur caution à l’administration provisoire », a-t-elle conseillé à l’administrateur provisoire qui en retour de ce qui serait vu comme un affront a décidé de se séparer de sa collaboratrice. « Finalement comme motif de mon licenciement, mon patron m’a notifié une perte de confiance », a-t-elle déploré dévoilant qu’aussitôt ordre a été donné de ne plus l’autoriser à avoir accès aux locaux de l’entreprise. « J’ai même demandé à avoir un préavis vu le poste que j’occupais, ce qui m’a été refusé. C’est un licenciement abusif », fait-elle savoir.

 

« Que justice soit faite ! »

Si de par sa foi religieuse, l’ex-responsable des ressources humaines n’a pas voulu faire un bras de fer, elle sera davantage mal en point lorsqu’après son licenciement elle verra sa photo illustrer plusieurs articles dans lesquels des employés demanderaient une reconduction du mandat de l’administrateur provisoire. « C’est un second coup que mon ex-patron m’a encore assené. Non content de m’avoir renvoyée abusivement d’une entreprise dans laquelle j’ai passé plus d’une décennie, il associe mon image à des articles qu’il a pris le soin de recommander. C’est vraiment maladroit et cela m’affecte moralement et psychologiquement », a-t-elle déploré implorant son « Dieu » de lui faire justice. « Que justice soit faite ! Plusieurs m’ont appelé après les parutions de ces articles me demandant si je faisais toujours partie de l’effectif de l’entreprise », a-t-elle déploré.

 

« C’est une guerre entre actionnaires »

Contacté pour en savoir davantage, Alphonse Akpagni, délégué du personnel a fait savoir que ce qui se passe au sein de l’entreprise dépasse ses prérogatives. « C’est une guerre entre deux puissants et donc je me suis assigné la mission de ne pas m’y mêler. C’est une guerre entre actionnaires qui a conduit à l’administration provisoire. Je ne veux donc pas m’y mêler. En ma qualité de délégué, j’attends que les salaires soient payés », a-t-il défendu.

 

Nommé administrateur provisoire de Lydia Ludic Côte d’Ivoire suite à une décision de justice, l’expert-comptable de profession George Yao Yao a pris fonction début décembre 2024 et son mandat devrait expirer début mai 2024.

 

Aïcha TOURE

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