jeudi, 18 avril, 2024
Zeinab Soumahoro se positionne comme le nouvel espoir du 7ème art ivoirien 

Jeune réalisatrice ivoirienne, Zeinab Soumahoro est en passe de devenir un grand doigté du cinéma ivoirien. Cette passionnée de photographie et ancienne diplômée de l’ISTC-Polytechnique enchaine des performances et autres prix internationaux depuis sa véritable entrée dans le 7ème art.

 

De prestigieux prix remportés par la réalisatrice

Née le 10 mars 1999 à Abidjan, Zeinab Soumahoro est avant tout une passionnée de photographie avant de s’inscrire après son Bac à l’ISTC-Polytechnique où elle décrochera une Licence en Production audiovisuelle option Réalisation Télévision/Cinéma. Fascinée par les nouvelles découvertes et les histoires vraies, l’originaire de Samatiguila se lancera sur les traces de ses ancêtres en vue de connaitre sa propre histoire. Cette quête de ses origines portera d’ailleurs le nom de son film documentaire, ‘’Sur les traces de mes ancêtres’’.

C’est d’ailleurs cette première production qui lancera sa carrière. Laquelle carrière qui sera couronnée de plusieurs prestigieux prix. Son film documentaire a déjà glané des prix nationaux et internationaux notamment, le prix du meilleur documentaire national au Clap Ivoire 2022, le prix UEMOA du meilleur film d’intégration à la phase internationale au Clap Ivoire en Côte d’Ivoire, le prix de la meilleure réalisatrice 2022 au Festival Carte Blanche Cinéma et le 2ème prix meilleur film africain des écoles de cinéma au Fespaco 2023 au Burkina Faso.

Le film a aussi été nominé à la 39ème édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique de Montréal, dans la catégorie Documentaire internationale /Courts et Moyens métrages au Canada qui se tiendra du jeudi 20 au dimanche 30 avril à la Cinémathèque québécoise de Montréal. Ses plus récents prix ont été glanés fin décembre 2023. Ce sont le prix du meilleur documentaire à Ivoire Film Festival de New York et le prix du meilleur court-métrage documentaire au Festival International Les écrans de Tombouctou du Mali. Toutes ses performances ont été saluées par la ministre de la Culture et de la Francophonie. « Quelle fabuleuse année pour le documentaire ivoirien!

Après avoir remporté le 2ème prix école au Fespaco 2023, elle vient de recevoir deux nouveaux prix. Le prix du meilleur documentaire pour « Sur les traces de mes ancêtres  » à Ivoire Film Festival de New York et le prix du meilleur court-métrage documentaire à Les écrans de Tombouctou Festival international du Mali », a-t-elle témoigné non sans dire son admiration pour la cinéaste.

« Le monde du 7ème art ivoirien est en mouvement et particulièrement le cinéma documentaire auquel j’accorde également une importance particulière ! Très fière de notre jeune garde (de nombreux jeunes pétris de talent émergent) et surtout sur ce format qui nous permet de raconter notre Histoire. Ensemble nous la félicitons », a salué la ministre de la Culture et de la Francophonie sur sa page Facebook. Pour Zeinab Soumahoro, « tout est dans le plan de Dieu et dans son timing ». « Nous recevons en cette fin d’année 2023 deux nouveaux prix à savoir le prix du meilleur documentaire à Ivoire Film Festival de New York et le prix du meilleur court-métrage documentaire à Les écrans de Tombouctou du Mali. (…) Je me sens profondément reconnaissante. (…) C’est toujours un honneur pour moi de représenter la Côte d’Ivoire à ces différents festivals », a-t-elle traduit à l’accueil de ses deux plus récents prix.

 

L’histoire de ‘’Sur les traces de mes ancêtres’’

Passionnée de montage vidéo, de l’écriture de scénario et de la réalisation, Zeinab Soumahoro sera mise en mission par son père à Samatiguila dans le but de découvrir l’histoire de ses ancêtres. Une mission qu’elle effectuera avec une certaine fierté. Une fois dans son village, en compagnie d’un guide, elle voyagera au cœur de l’histoire des Soumahoro. Ces guerriers sacrifiés pour protéger le village.

C’est cette histoire qu’elle transposera dans un court-métrage et lui vaut depuis plusieurs lauriers et prestigieux prix. « Je suis partie moi-même à la découverte de mes ancêtres et j’ai eu l’occasion de rencontrer un guide (…). C’était un honneur pour moi car les guerriers Soumahoro sont célébrés là-bas, et j’ai ressenti comme si c’était moi qui était célébrée », avait-elle témoigné alors qu’elle venait de boucler sa production. La descendante des Soumahoro ne compte pas s’arrêter sur ce pan de l’histoire de sa culture. Mieux, compte-t-elle orienter sa carrière vers des faits historiques et culturels des peuples de Côte d’Ivoire.

Elle compte aussi se lancer dans les longs métrages. Pour elle, « le documentaire permet d’être plus proche du réel, de son personnage, de sentir et de toucher ses émotions. C’est un genre cinématographique très spécial car ce sont des moments uniques et inoubliables qu’on vit ». Aussi, dit-elle, l’un de ses intimes combats reste de ne pas voir l’histoire des peuples ivoiriens disparaitre. « J’ai décidé me spécialiser en film documentaire parce que vu l’évolution du monde certaines histoires risquent de disparaître alors qu’il y a beaucoup d’histoires dans nos villages qui peuvent être conservées à travers les documentaires », soutient-elle dévoilant que ses convictions iront au-delà de la Côte d’Ivoire pour atteindre toute l’Afrique. « J’ai des projets de production en cours. J’ai vraiment cette volonté de mener des actions qui visent à promouvoir notre culture africaine en général car je désire raconter l’histoire de l’Afrique au monde », confie-t-elle.

Dans l’univers du cinéma, la réalisatrice et scénariste a pour modèles Philippe Lacôte, Alex Ogou et Hyacinthe Hounsou.

 

Aïcha Touré

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