mardi, 28 mai, 2024
Elvira Doualla (Sexothérapeute et thérapeute du couple) : « L’éducation sexuelle fait souvent défaut au sein des familles »

Basée en France où elle exerce sa profession de sexologue et thérapeute du couple, l’ivoirienne Elvira Doualla veut mettre au profit des couples africains son expertise. Pour ce faire, elle sera très bientôt à Abidjan où elle animera trois ateliers pour réconcilier des couples. Elle s’est ouverte à L’Avenir pour en dire plus sur son métier.

 

Vous êtes sexologue et thérapeute du couple. Pour exercer une telle profession, quel parcours faut-il avoir ?

Je m’appelle Elvira Doualla Ejangue, j’ai 36 ans et je suis d’origine ivoirienne, bien que mon nom puisse porter à confusion, car mon mari est camerounais. Je suis la deuxième d’une fratrie de trois enfants. Je suis née et grandi en France où j’y réside toujours. Mon père est agni originaire d’Aboisso et ma mère est baoulé originaire de Yamoussoukro. A l’issue de mon BTS optique lunetterie, j’ai travaillé dans le domaine pendant plus de six ans, dans le but de me faire de l’expérience et d’ouvrir mon propre cabinet. Mais j’ai vite compris que ce n’était pas ma vocation. Alors, je me suis orientée vers le secteur de la banque et de l’assurance, où je suis restée pendant un certain nombre d’années sans m’épanouir car faisant face à un burn-out.

Pour retrouver du sens dans ma vie professionnelle, j’ai pris conscience qu’il était nécessaire que je travaille pour être mon propre patron pour atteindre ce que j’aime et pour ce à quoi j’étais douée. Je suis une personne sensible aux autres, appréciant écouter et conseiller. Je suis donc retournée à l’école pour étudier la psychothérapie ce qui m’a permis de devenir Psychopraticienne avec pour spécialité dans les relations de couple tout en préparant ma licence en Psychothérapie. Rapidement, j’ai pris conscience que la sexualité a un impact significatif sur la sphère du couple et j’ai complété ma formation en me certifiant en tant que Sexothérapeute auprès de professionnels reconnus en France, tels que Jessica Pirbay, une référence dans le domaine de la sexothérapie. Aujourd’hui, je m’épanouis dans mon métier en offrant mon soutien, mes conseils et mon expertise en tant que thérapeute de couple et sexothérapeute. J’anime également des ateliers collectifs sur les thèmes de l’amour et de la sexualité à Paris.

 

Vous considérez-vous comme tous ces coachs qui pullulent ces derniers temps sur les réseaux sociaux ?

De nos jours, les individus cherchent de plus en plus à améliorer leur bien-être dans tous les aspects de leur vie professionnelle et personnelle. Il y a donc une demande croissante pour différentes formes d’accompagnement. Effectivement, on constate une augmentation du nombre de coachs dans de nombreux domaines tels que le self-love, le business, la vie en général, et la séduction. Il existe des solutions pour répondre à tous les besoins. Cependant, je tiens à préciser que je ne suis pas un coach, mais une sexothérapeute. La distinction entre un coach et un thérapeute est bien présente.

Un coach accompagne les individus pour les aider à atteindre des objectifs spécifiques d’un point A à un point B tels que perdre du poids, trouver l’amour, ou améliorer leurs affaires professionnelles.  En revanche, un thérapeute aide les personnes à explorer leur pensée consciente et inconsciente pour comprendre les raisons de leur mal-être, en cherchant notamment dans les traumatismes et le parcours de vie de la personne. Une fois que tout est mis à plat, la personne accompagnée peut prendre des décisions pour reprendre sa vie en main et envisager un nouveau départ en accord avec elle-même. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de changer sa vie, que ce soit par le biais d’un coach ou d’un thérapeute. Cela dépend de chaque individu et de ses besoins spécifiques.

 

 

Pour la vie et l’harmonie dans un couple, est-ce aussi important d’avoir recours à un sexologue ou thérapeute de couple surtout que ces notions sont nouvelles pour les africains ?

Pour un couple épanoui et équilibré, il semble évident qu’il n’y ait pas de raison d’aller consulter un conseiller conjugal, un thérapeute de couple ou un sexothérapeute. Cependant, je suis d’avis que lorsque le couple rencontre des difficultés, il est bénéfique de faire appel à un spécialiste qui pourra aider à la compréhension mutuelle, à trouver des réponses et des solutions, afin que chaque partenaire puisse se sentir épanoui tant sur le plan relationnel que sexuel dans leur union. En Afrique, il est vrai que la notion même de consulter un spécialiste pour un mal qui n’est pas physique est relativement nouvelle et pour certains encore absurde.

Habituellement, en cas de problèmes relationnels, on se tourne vers les membres de la famille pour trouver des conseils. Malgré tout le respect que j’ai pour notre culture africaine, tout le monde n’est pas forcément en mesure de donner des conseils avisés, même nos aînés. De plus, en ce qui concerne les problèmes d’ordre sexuel, il peut être difficile d’aborder le sujet sans gêne auprès d’un membre de la famille ou même de nos amis, par pudeur ou par honte. Les conseils ne sont donc pas toujours avisés et bienveillants. Même si mon métier est encore très méconnu en Afrique, je me suis donné comme objectif de donner accès à ce type de service aux personnes de ma communauté, afin qu’elles puissent aborder des sujets qui demeurent très tabous en Afrique, par le biais d’une personne qui leur ressemble et qui comprend les enjeux et la culture qui est la nôtre.

 

 

Vous serez au mois de mai 2024 à Abidjan où vous prévoyez des ateliers sur la sexualité dans le couple. Pourquoi le choix d’Abidjan et qu’est-ce que vous comptez proposer ?

L’année dernière, au mois de mai, je suis retournée en Côte d’Ivoire après plus de 18 ans sans avoir posé le pied sur le sol ivoirien. Autant vous dire que cela a été très intense émotionnellement, car d’une certaine manière, mon esprit, mon cœur et tout mon être se sont sentis chez eux. Je suis rentrée en France, le cœur serré, avec la résolution d’apporter quelque chose de significatif à mon pays, c’était presque devenu une obsession. Avec mon équipe, nous avons réfléchi à l’exportation des ateliers que j’anime en France dans certains pays d’Afrique, tels que le Sénégal, le Cameroun et le Maroc.

Il était évident, voire non négociable, que le premier pays serait le mien, la Côte d’Ivoire. Pendant ces ateliers, je propose une ambiance très chaleureuse, sous forme de salon de discussion avec un cocktail dinatoire. J’y partagerai mon expertise sur les thèmes de la communication amoureuse, la connexion amoureuse, la connexion à soi-même, la connexion sexuelle, les relations toxiques. Nous aborderons également l’infidélité et comment retrouver l’harmonie dans son couple. Les participants expérimenteront avec moi des outils thérapeutiques qui ont fait leurs preuves. Chacun pourra partager, ou non, son expérience, dans une ambiance de bienveillance et d’ouverture d’esprit. Ce n’est pas un débat, mais véritablement un moment de partage et d’écoute. Et j’invite donc les ivoiriens les 11 mai, 18 mai et 09 juin 2024 a l’Espace Kheris a Angré 7ème Tranche.

 

 

Pour vous l’experte, quels sont généralement les problèmes les plus récurrents que vous résolvez dans les couples ?

Les problèmes les plus courants concernant les couples ne sont pas toujours ce que l’on pense. Ce n’est pas tant l’infidélité, mais plutôt l’absence de connexion causée par la routine quotidienne, les enfants, le travail, le foyer, la famille et la monotonie. Beaucoup de couples perdent la passion qui les animait et se retrouvent comme des colocataires dans leur foyer, sans rien de plus à partager. Parfois, ils se demandent : « Qu’avons-nous en commun ? Nous sommes si différents. » Aucun des deux partenaires ne veut faire d’effort, les disputes s’intensifient, et c’est dans ces périodes troubles que surviennent l’infidélité, le manque de communication saine et de valorisation du partenaire, entraînant ainsi une perte de confiance en soi. Il y a aussi des troubles sexuels tels que les troubles du désir, les troubles de l’érection, l’éjaculation rapide, entre autres. Le problème le plus récurrent dans un couple est le fait que les partenaires ne prennent pas soin de leur entité qu’est leur couple. Très souvent, ce sont les petites attentions dans la vie quotidienne qui font la différence.

 

 

Quels sont généralement les types de personnes qui vous consultent ? Trouvent-ils les solutions escomptées ?

Les couples que j’accompagne cherchent souvent une issue avant la séparation. Souvent, ce sont les femmes qui prennent l’initiative, et le conjoint est parfois forcé de venir s’il ne veut pas perdre son épouse. Cependant, au fur et à mesure de l’accompagnement, ce dernier s’ouvre et y trouve un bienfait pour lui et pour son couple. Les couples que j’accompagne réapprennent à se comprendre, à s’écouter, à se parler, et parfois même à se redécouvrir, établissant un nouveau point de vue sur leur relation. Je ne vais pas vous mentir, parfois il arrive qu’à la fin de l’accompagnement, des couples concluent qu’ils doivent se séparer car la relation est devenue trop toxique, leurs attentes et projets étant trop différents. Ils décident alors de se quitter en de bons termes, en ayant pris une décision commune et éclairée. Ils se séparent en ayant l’esprit tranquille.

Je reçois également de nombreuses femmes (célibataires ou en couple) en consultation, cherchant des réponses à leurs traumatismes liés à la sexualité. Elles souhaitent comprendre leur difficulté à se laisser aller et désirent s’épanouir sexuellement. Les hommes seuls sont moins nombreux mais consultent souvent pour des problèmes tels que la perte de puissance ou l’éjaculation précoce.

 

 

Pourquoi un couple en lieu et place de ses témoins devrait s’ouvrir à un expert ?

Comme je le disais précédemment, il est parfois difficile de s’ouvrir et de mettre sur la table à nos proches les problèmes de couples, et les partenaires restent parfois des années et des années dans des situations impossibles, ne trouvant pas d’issue. Il est bénéfique de pouvoir parler à une personne formée à ce type de situation qui sera écoutée et vous conseillera de manière bienveillante, sans jugement et dans l’ouverture d’esprit.

 

 

Quels sont les rôles, les missions du sexologue et du thérapeute de couple ?

Nous avons pour mission d’offrir un espace d’écoute et de non-jugement aux personnes que nous accompagnons. Nous aidons les personnes qui consultent à faire le point sur leur situation en mettant en lumière certains aspects et situations qui leur échappent parfois, afin de comprendre leurs dysfonctionnements et leur mal-être au sein du couple. Le sexothérapeute va aider les personnes souffrant de dysfonctionnements sexuels sur le plan psychique, tels que le vaginisme, les troubles de l’érection et la perte de désir.

 

 

Quelles recettes proposez-vous à un couple qui n’arrive plus à retrouver la magie de l’acte sexuel ?

Après de nombreuses années dans une relation de couple, la magie s’estompe pour certains, et cela est très courant. Les raisons sont tellement variées que cela dépend de chaque couple. Cependant, ce qui est presque systématique, c’est que lorsqu’un couple perd cette magie sexuelle, c’est souvent dû à une perte d’intimité. Par intimité, je ne parle pas de rapports sexuels, mais de toutes ces petites attentions telles qu’un baiser tendre avant de partir travailler, le fait de se prendre dans les bras, se regarder dans les yeux, échanger des mots doux, partager le récit de sa journée, s’envoyer des petits messages dans la journée, et des petits cadeaux imprévus comme des fleurs ou une pâtisserie que vous apportez à votre partenaire le soir en rentrant.

Très souvent, tout cela fait défaut. Les partenaires ont pris l’autre pour acquis, et le désir n’est alors plus présent. Comment peut-on retrouver une sexualité épanouie dans la chambre alors que pendant toute la journée, les seules paroles échangées concernent des sujets comme « as-tu payé la cantine ? » ou « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » La magie n’est simplement plus là.

 

 

Comment rallumer chez sa femme ou chez son homme la libido ?

Comme je le disais tantôt, il s’agit très souvent d’une perte d’intimité au sein du couple, causée par des dysfonctionnements qui sont multiples. J’utilise avec les personnes que j’accompagne des outils thérapeutiques, des exercices qui leur permettent de retrouver leur intimité à travers des jeux, exercice de toucher, de reconnexion à l’autre, des questionnements, mais aussi beaucoup d’échanges sincères entre les partenaires.

 

 

Quels sont, selon vous, les causes principales de l’infidélité au sein du couple ? 

Les causes de l’infidélité sont multi factoriels. Ce sont entre autres, le besoin d’aventure car monotonie dans le couple, le manque d’attention du partenaire, le manque de valorisation, l’envie d’aventure pour savoir si l’on plait toujours, le manque de désir envers le partenaire, la vengeance, la mauvaise entente dans le couple (dispute fréquente).

 

 

L’infidélité peut-elle s’expliquer par la perte de libido au sein du couple ?

L’infidélité peut également s’expliquer par l’insatisfaction sexuelle, que ce soit parce que l’un des partenaires a une libido plus forte que l’autre, ou parce qu’ils n’ont pas le même langage sexuel. De plus, les mésententes au sein du couple peuvent contribuer à la perte de la libido. Parfois, des éléments extérieurs peuvent également impacter la libido, tels que des problèmes financiers, un deuil, une surcharge de travail, ….

 

 

L’acte sexuel s’apprend-il ? Si oui, comment ?

Les mots ‘’apprendre l’acte sexuel’’ me gênent un peu, je ne dirais pas cela dans ces termes. C’est en pratiquant qu’on acquiert de l’expérience, dans tous les domaines. Cependant, il n’y a pas une seule et unique manière de faire l’amour, il faut communiquer avec son partenaire. Chaque personne est différente. Ce qui peut s’apprendre, c’est l’éducation sexuelle, qui fait souvent défaut au sein des familles.

Dans la culture africaine, l’éducation sexuelle fait souvent défaut au sein des familles. C’est encore tabou de parler de sexualité avec ses parents. On se contente souvent de dire à nos jeunes femmes que c’est mal et on n’en parle pas. Cela crée une déconnexion totale de leur corps et un manque de lâcher-prise, étant adulte. En ce qui concerne nos jeunes garçons et même certaines jeunes filles, ils n’ont souvent pas de réponses à leurs questions et les cherchent dans des vidéos pornographiques, qui, je le rappelle, sont un support masturbatoire et non éducatif. Cela a pour effet de créer une vision complètement déformée et irréaliste de la sexualité.

 

 

Quels sont les actes ou comportements qui tuent l’amour ou l’harmonie dans le couple ?

On dit souvent que la communication est la clé d’une relation qui dure. C’est vrai, mais il faut encore savoir communiquer de manière bienveillante et constructive. La communication n’est pas le seul facteur. Les petites attentions du quotidien contribuent énormément à l’harmonie au sein du couple. Valoriser son partenaire, s’investir dans la relation, avoir de la bienveillance et savoir être indulgent l’un envers l’autre. Pouvoir s’ouvrir émotionnellement à son partenaire et être accueilli sans avoir peur d’être jugé. Tels que : les mots doux, des petits présents, des moments à deux, chouchouter son/sa partenaire. Accepter les qualités comme les défauts de sa moitié. Respecter son partenaire. Tous ces facteurs contribuent à l’harmonie d’une relation de couple.

 

 

Comment chacun des partenaires doit s’y prendre pour satisfaire l’autre au lit ? 

Il n’y a pas d’autre moyen que de communiquer avec sa moitié pour découvrir quelles sont ses zones érogènes et les pratiques qu’il/elle aime. Je reçois beaucoup de messages de personnes qui me partagent qu’elles ne parviennent pas à communiquer avec leur partenaire sur ce sujet. Je constate alors que même au sein d’un couple, même marié depuis des années, le regard de l’autre peut nous brider dans les rapports. Avoir cette complicité, cette connexion, qui permet de dépasser la gêne du regard de l’autre, est très gratifiant pour un couple durant l’acte sexuel. Je partage des conseils durant mes ateliers sur la façon d’aborder la sexualité avec sa moitié et de dépasser la gêne du regard de l’autre.

 

 

Les accessoires comme les dessous sont-ils importants pour favoriser une bonne relation sexuelle ?

Cela dépend de chacun, il n’y a pas de règle établie dans ce domaine. Pour certains, la nudité est déjà très excitante, tandis que d’autres ont besoin d’être dans une certaine ambiance ou d’avoir certains accessoires comme des sous-vêtements sexy, des déguisements, des bougies ou les yeux bandés. Je conseille aux couples de varier pour trouver ce qui leur convient et d’ajouter de la diversité ou peut-être de la nouveauté dans leur vie sexuelle.

 

 

Est-il conseillé ou déconseillé de mettre la musique pendant les ébats amoureux ?

Il est bénéfique pour un couple de mettre de la musique pendant les rapports sexuels, car cela permet de créer une ambiance sonore qui est favorisante. La musique peut contribuer à établir une atmosphère intime et à stimuler les sens, ajoutant ainsi une dimension supplémentaire à l’expérience sexuelle partagée.

 

 

L’argent et le matériel contribuent-ils à renforcer ou à éteindre l’amour ?

L’argent peut être un facteur de division pour de nombreux couples en raison de diverses raisons. Les différences de perspectives sur la gestion financière, les dépenses, les dettes et les objectifs financiers peuvent entraîner des tensions et des conflits au sein de la relation. De plus, les inégalités financières ou les disparités de revenus peuvent également créer des déséquilibres dans la dynamique du couple. Il est crucial pour les partenaires de communiquer ouvertement sur l’argent, de travailler ensemble pour établir des objectifs financiers communs et de trouver des compromis pour éviter que l’argent ne devienne un point de discorde au sein de leur relation.

 

 

Un couple marié peut-il aller faire l’amour dans un hôtel ?

Je recommande aux couples mariés de changer d’environnement, comme aller dans un hôtel, pour raviver la flamme de leur relation. Cela permet de rompre avec la routine quotidienne, de se détendre et de se consacrer pleinement à l’autre, favorisant ainsi la connexion et l’intimité du couple.

 

 

Offrir des cadeaux contribue-t-il à renforcer l’amour ?

Le best-seller du célèbre thérapeute de couple, Gary Chapman, « Les 5 langages de l’amour », explique que chaque personne a une façon de se sentir aimée, ce qu’il appelle les langages de l’amour. Il en existe cinq. Dans le 3ème langage, qui est le langage des cadeaux, l’individu se sent aimé quand il ou elle reçoit des présents de son/sa partenaire. Mais tout le monde n’a pas le même langage de l’amour, certains préfèreront des moments de qualité plutôt que des présents. Je vous invite à participer à mon atelier « Love Communication », qui aborde la communication amoureuse en détail.

 

 

Quels conseils pour ceux aimant faire l’amour dans le noir quand cela ne répond pas aux attentes de leur partenaire ?

Si un partenaire préfère ne pas faire l’amour en pleine lumière, tandis que l’autre en ressent le besoin, il est préférable de trouver un compromis. Tamiser l’éclairage et utiliser une ou plusieurs bougies peut permettre à chacun de se sentir à l’aise.

 

 

La pornographie dans le couple est-elle conseillée ?

Regarder du porno en couple peut être une expérience enrichissante pour certains. Certains des avantages incluent la possibilité d’explorer de nouveaux fantasmes ensemble, d’améliorer la communication sexuelle en discutant des préférences et des limites, et de pimenter la vie sexuelle. Certains soutiennent que cela peut aider à renforcer l’intimité, à stimuler la libido et à susciter un désir mutuel. La clé réside dans une communication ouverte, le respect mutuel et le consentement mutuel mais pour d’autres, cela peut créer des tensions et des problèmes de confiance.

Il est important de communiquer ouvertement et honnêtement sur ses désirs et limites avant d’explorer cette pratique ensemble. La clé est de respecter les limites de l’autre et de s’assurer que regarder du porno ne remplace pas l’intimité et la communication au sein du couple. Il est également crucial de garder à l’esprit que la pornographie peut dépeindre des situations et des attentes irréalistes, ce qui peut affecter négativement la relation. Chaque couple doit décider ensemble si regarder du porno est bénéfique pour leur relation et comment il peut le faire d’une manière saine et respectueuse.

 

 

Dans un couple, quand l’un des partenaires est plus accroc au sexe que l’autre, cela peut-il mettre en péril l’harmonie du couple ?

Il est vrai qu’une disparité de désir au sein d’un couple peut provoquer des frustrations chez l’un et mettre de la pression sur l’autre. Nous ne sommes pas tous égaux en termes de libido. Parfois, cela peut s’expliquer par le fait que le partenaire moins demandeur éprouve une insatisfaction sexuelle depuis un moment et n’ose pas en parler à son partenaire. Cependant, ce n’est pas la seule raison, le surmenage ou des préoccupations peuvent aussi être des facteurs non négligeables. Cela peut générer des tensions et des conflits. Ce que je conseille aux couples, c’est de se donner un rythme sur une semaine afin que chacun sache à quel moment cela arrivera, éliminant ainsi la frustration et la pression de part et d’autre.

Par exemple, faire l’amour un jour spécifique par semaine. Chacun sait que ce jour est réservé aux câlins. Au début, cela peut sembler un peu programmé, mais très vite, on se prend au jeu et on prépare le jour en question avec attention. Lingerie sexy, bougies parfumées, huile de massage, et prendre le temps de prendre du plaisir pour que chacun se sente bien. Explorer  de nouvelles activités pour raviver la passion, ou même en cherchant l’aide d’un thérapeute de couple. Il est important de se rappeler que la libido peut fluctuer pour différentes raisons, et il est important de travailler ensemble pour trouver des solutions qui conviennent aux deux partenaires.

 

 

Dans un couple, comment utiliser le sexe pour obtenir quelque chose de son ou sa partenaire ou comment utiliser le sexe pour régler des différends ?

Je ne conseille vraiment à personne d’utiliser le sexe pour obtenir quelque chose de son partenaire ou de donner quelque chose à son partenaire en échange de faveurs sexuelles. La sexualité est un acte charnel, une expression du désir de l’autre. C’est quelque chose de beau, de précieux, de magique, et non pas une transaction financière ou de troc. Le sexe n’a jamais résolu les différends au sein d’un couple à long terme. Les problèmes reviendront sur le tapis tôt ou tard.

 

 

Dans plusieurs couples, des problèmes comme la taille du sexe de l’homme, l’éjaculation précoce et la monotonie sont à la base de dislocations. Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui sont dans ce genre de situations ?

Ah, la fameuse question de la taille du sexe revient très souvent chez les personnes que j’accompagne. Pour remettre les choses dans leur contexte de façon factuelle, les médecins parlent de micro pénis à partir de moins de 5 cm. Le point le plus sensible se trouvant à l’intérieur du vagin, que l’on appelle le point G, est situé à environ 3 cm de l’entrée du vagin. Donc, techniquement, même avec un petit pénis, un homme peut donner du plaisir à sa partenaire. Il est vrai que beaucoup de femmes préfèrent que leur partenaire ait un pénis plus gros. Je souligne que l’acte sexuel ne se limite pas à la pénétration, il y a plusieurs façons de donner du plaisir à sa partenaire.

L’éjaculation précoce s’explique par plusieurs facteurs, tels que la fréquence des frictions au sein d’un couple, les problèmes financiers, les problèmes au sein de la famille, la dépression et les problèmes au travail. Il est important de consulter pour déterminer le facteur de ce dysfonctionnement, car il faut savoir que l’éjaculation précoce est généralement un symptôme d’un trouble psychique.

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