jeudi, 18 avril, 2024
Bicéphalisme au Comité Awoulaba CI : Geneviève Dahon dit sa part de vérité et annonce une action en justice

Geneviève Dahon, la dernière présidente en date du Comité Awoulaba Côte d’Ivoire (CACI) désormais à la tête Comité Reine Awoulaba d’Afrique (CORA) a au cours d’une conférence de presse tenue le jeudi 16 mars 2023 dans un établissement à Cocody-Angré a dit sa part de vérité dans la crise qui secoue le concours de valorisation des canons de beauté de type africain. 

 

Ça ne va pas au Comité Awoulaba Côte d’Ivoire. Deux blocs menés d’une part par Geneviève Dahon et d’autre part par Charlemagne Zouzouko. Chacun des deux camps revendique la légitimité de poursuivre et mieux incarner le concours créé par Pol Dokoui. Depuis des mois donc des conférences sont tenues pour clarifier ce bicéphalisme. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la tenue de la conférence de presse de la nouvelle présidente Comité Reine Awoulaba d’Afrique (CORA). A l’en croire, toute cette bataille médiatique est le fait de personnes qui ne souhaitent pas voir évoluer le concours Awoulaba. Car, dira-t-elle, le professionnalisme dont elle a preuve alors qu’elle était à la tête du Comité Awoulaba CI a valu au concours de se hisser au niveau international. Une reconnaissance internationale sur laquelle elle dit y avoir longtemps travaillé pour y arriver cela conformément à sa vision de la promotion de la beauté africaine et la valorisation de la femme ivoirienne voire africaine avec toutes les valeurs qu’elle porte. « Après plusieurs années d’expérience et une assise nationale consolidée, le CACI, s’est inscrit à l’idée de notre tutelle et partenaire, le ministère de Culture et de la Francophonie, et du Bureau Unesco Abidjan, qui nous suggèrent lors de la finale de l’édition 2022, d’internationaliser le Concours Awoulaba » a-t-elle confié.

Et d’ajouter que cette idée de l’internationalisation du concours a eu l’adhésion de tous les membres de son comité. « Notre projet nouveau a tout de suite rencontré l’adhésion de nos pairs des pays de la sous-région qui ont bien voulu adopter la dénomination ivoirienne Awoulaba pour l’identification de ce concours en vue de la valorisation inclusive de la femme africaine, à travers ses atouts physiques, intellectuels et ses valeurs socio-culturelles. Nous ne vous cachons pas la fierté et l’honneur que nous avons ressenti lorsque nos pairs ont totalement adhéré au concept made in Côte d’Ivoire, qu’est Awoulaba. Il s’agit notamment du Mali, de la Guinée, du Ghana, du Niger, du Togo, du Bénin et du Cameroun », a-t-elle fait savoir.

Sur les raisons du changement de nom du comité, Geneviève Dahon a estimé qu’il était opportun de revoir les statuts et règlements du concours vu sa nouvelle orientation. « Pour épouser ce vaste projet du concours Awoulaba dans la sous-région, nous avons dû aménager nos textes fondateurs. C’est la raison pour laquelle le Comité Awoulaba Côte d’Ivoire (CACI) qui a une visée nationale change de dénomination et devient le Comité Reine Awoulaba d’Afrique (CORA), avec une visée internationale. Le CACI dont je suis la présidente statutaire, a changé de dénomination et s’appelle désormais le CORA Côte d’Ivoire (CORA-CI) » a-t-elle clarifié.

 

L’affaire devant la justice

Pour elle, c’est de mauvaise foi que son ancien secrétaire général, Charlemagne Zouzouko use du nom du CACI pour mener des activités. « Il a osé organiser un point de presse il y a presque deux semaines pour annoncer la tenue du concours Awoulaba en Côte d’Ivoire sous sa direction sans avoir dit que j’avais été déchue de mon poste pour faute lourde », a-t-elle accusé non sans révéler qu’une action en justice est en cours. « Nous sommes des acteurs culturels au service du développement socioculturel de notre pays et nous nous attelons à faire notre part. Nous sommes dans un pays de droit, c’est pourquoi nous laissons la justice suivre son cours dans le cadre de la plainte que nous avons déposée contre cet usurpateur », a-t-elle martelé.

De son côté, Charlemagne Zouzouko qui se positionne désormais comme le président du CACI a procédé au lancement de son édition du concours. Lors d’un point-presse en novembre, il avait indiqué que la présidente Geneviève Dahon avait été destituée de son poste et qu’il présidait désormais aux destinées du CACI. « Nous vous informons que madame Dahon Geneviève ne fait plus parti du CACI. Cette dernière a causé du tort au comité en créant son propre comité à elle, sans consulter le bureau exécutif et le comité directeur qui représentent l’assemblée générale du CACI. Pour ces faits graves, une assemblée générale extraordinaire a décidé de la destituer. C’est une faute lourde », avait-il dévoilé.

Poursuivant, il avait manifesté son intention d’asseoir une bonne assise nationale avant d’envisager l’international. « Nous voulons asseoir le concours sur le plan national avant d’aller à l’international. Nous allons œuvrer pour le positionnement véritable du concours Awoulaba. Notre objectif est que l’Etat de Côte d’Ivoire apporte son soutien au concours qui est désormais un patrimoine culturel de la nation ivoirienne et on fera en sorte que les populations d’ici et d’ailleurs s’approprient ce label mettant en exergue les canons de la beauté de la femme ivoirienne voire africaine », avait-il témoigné.

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